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A la Une: l’affolement des marchés mondiaux


Economie
Mardi 25 Août 2015 - 10:14

Est-ce le retour de la crise boursière ? Ça en a tout l’air au vu de la panique qui a saisi hier les places financières internationales et au vu des grands titres des journaux de ce lundi. « La Bourse de Shanghaï entraîne les marchés mondiaux dans sa chute », constate Le Monde.


A la Une: l’affolement des marchés mondiaux
« Le krach chinois affole les bourses mondiales », renchérit Le Figaro. « Krach : la grande menace de Chine », lance Libération. « La Chine tousse, les marchés vacillent », tonneL’Humanité. « Bourse : la débâcle », s’alarment Les Echos. « Crise boursière : 2001, 2008… 2015. Faut-il s’inquiéter ? », s’interroge Le Parisien.

« C’est un fait avéré depuis la crise de 1929 : le capitalisme est affaire de cycles, affirme le journal. Des hauts, des bas. Des poussées de prospérité suivies de crises de panique. Presque un siècle que cela dure et les mêmes scénarios qui se répètent. En 2008, rappelle Le Parisien, l’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis avait fait trembler l’économie mondiale.

Sept ans après, c’est la fin prévisible du miracle chinois qui fait peser une nouvelle menace. Investisseurs, entrepreneurs et spéculateurs ont tout misé sur la croissance surhumaine de l’empire du Milieu. Euphoriques, ils semblent avoir oublié les leçons du passé. »

Pour Les Echos, pourtant, rien ne justifie cette panique mondiale : « La Chine ralentit, certes, mais c’était nécessaire. (…) La reprise américaine, même modeste, se confirme. Même la croissance reprend des couleurs en Europe. »

Seulement voilà, l’économie n’est pas une science exacte et elle rime avec psychologie… « Alors, pourquoi cet affolement ? », s’interrogent Les Echos. Deux raisons principales : « La première est l'absence de données fiables sur l'économie chinoise. Quand la croissance cavalait à 8-10 %, tout le monde faisait semblant de croire les statistiques officielles. Pékin avance désormais le chiffre de 7 %.

Mais, au fond, personne n’en sait rien. Est-ce 4 %, 3 %, 1 %, voire moins ? Ce n’est pas la même chose, et c’est singulièrement stressant. La seconde raison, bien plus lourde encore, pointe le quotidien économique, est l’abondance exceptionnelle des liquidités dans le monde, qui découle des politiques monétaires expansionnistes partout.

Les masses qui se déplacent sont devenues gigantesques, bien plus élevées encore qu’en 2008-2009, et les risques sont décuplés.

Si l’on rajoute le fait que les autorités publiques semblent désarmées parce qu’elles ont déjà largement utilisé les leviers de commandes, chacun comprend que le moteur de l’économie qu’est la confiance fait défaut et que le cocktail de la rentrée est explosif, alors qu’il ne devrait pas. »

Halte à l’inégalité !

Libération reprend et complète cette analyse : « pour assurer une croissance solide - qui sera de toute manière inférieure à celle d’antan -, il ne suffit pas de noyer l’économie sous les liquidités, affirme Libération. Il faut surtout que les consommateurs prennent le relais du crédit, faute de quoi celui-ci repose sur du sable.

L’ennui, c’est que l’air du temps inégalitaire qui prévaut depuis trente ans bloque la redistribution des gains de productivité que procure la technologie. Depuis bientôt une génération, constate Libération, le pouvoir d’achat des peuples stagne pendant que celui des classes supérieures explose.

Et comme le disait Henry Ford (qui n’était pas un homme de gauche…), si on paie mal ses ouvriers, ils n’achètent pas de voitures. Aussi munificents soient-ils, les milliardaires ne peuvent à eux seuls soutenir l’expansion mondiale. Le principal frein à la croissance, c’est l’inégalité, conclut Libération. Tant que les dirigeants mondiaux ne l’auront pas compris, stagnation et chômage perdureront. »

Pour L’Humanité, « tout le problème est bien là, dans cette politique d’austérité qui perdure partout dans l’UE, plombant la consommation populaire, premier ressort de l’activité dans l’Hexagone, hypothéquant toute reprise économique, et donc la baisse du chômage.

Le ralentissement chinois a finalement valeur de piqûre de rappel, estime le quotidien communiste : au lieu de faire miroiter une aléatoire conquête des marchés mondiaux, priorité devrait être donnée à une relance par le pouvoir d’achat des ménages, l’investissement dans l’appareil productif et les services publics. »

Le pire ?

En tout cas, la menace d’une nouvelle crise économique mondiale est bien réelle. « Peut-on craindre une réédition de la crise de 2008 ?, se demande Le Journal de la Haute-Marne.

L’économie n’étant pas une science exacte, les spécialistes et les Diafoirus se gardent bien de tout pronostic définitif. L’impuissance des autorités chinoises à redresser la barre fait quand même peur. Si les bourses devaient dévisser encore fortement aujourd’hui et dans les tout prochains jours, le pire deviendrait possible.

La mondialisation n’accélère pas seulement les flux de biens et services. Elle électrise et amplifie les craintes et les angoisses. Quoi qu’il en soit, le développement ahurissant de l’économie chinoise, en un quart de siècle, a longtemps suscité l’admiration béate des amoureux des courbes et des diagrammes.

Aujourd'hui, elle s’essouffle. Il était pourtant prévisible qu’elle ne puisse maintenir indéfiniment ce train d’enfer. L’atterrissage risque d’être difficile pour tout le monde. Du coup, la crise grecque apparaît comme un épiphénomène. »

Et c’est dommage, commente encore La Presse de la Manche, « la situation de l’Union européenne et de l’Eurogroupe était en voie d’amélioration. Grâce à la Banque centrale européenne qui a su intelligemment mettre en œuvre tous les outils dont elle disposait pour neutraliser la crise et favoriser la reprise de la croissance.

C’est un peu, poursuit le quotidien normand, comme si nous étions dans un navire victime d’une importante voie d’eau, mais qui bénéficierait de l’assistance de nombreuses pompes. On le garde à flot.

Mais si s’ouvre une seconde voie d’eau et que toutes les pompes sont déjà en action, cela devient plus hasardeux. C’est un peu le cas de figure dans lequel nous allons nous trouver avec cette dangereuse crise boursière. La rentrée sera rude. »

Et L’Alsace d’enfoncer le clou : « le malaise boursier est venu sonner le tocsin sur une rentrée lourde de périls. La crise financière chinoise n’est que l’un des dangers qui fragilisent la planète, plus particulièrement l’Union européenne.

Le coup de froid subi par la deuxième économie planétaire pourrait bien peser sur la croissance, engloutissant les espoirs de reprise de la France et d’autres pays minés par leur chômage et leurs déficits. »

RFI
Noorinfo


              

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