Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

2 questions à Boidiel Ould Houmeïd, président de Al Wiam: «Interdire la pratique de l’esclavage par la constitution n’est pas du même degré que l’interdire par une loi la criminalisant»


Actualité
Jeudi 24 Novembre 2011 - 14:22

Présent avec l'APP de Messaoud Ould Boulkheir, au dialogue national entre la mouvance majoritaire et le pan de l'opposition qu'ils représentaient, Boidiel Ould Houmeid estime que des avancées sont notables, par rapport au rôle de l'armée ou à l'esclavage.


2 questions à Boidiel Ould Houmeïd, président de Al Wiam: «Interdire la pratique de l’esclavage par la constitution n’est pas du même degré que l’interdire par une loi la criminalisant»
Les participants au dialogue national inclusif se félicitent de l’inscription dans la constitution de l’interdiction de toute activité politique à ceux qui sont sous les drapeaux. Une telle inscription constitue-t-elle un réel progrès, d'autant que la neutralité des forces armées en ce qui concerne la vie politique est affirmée dans la loi portant statut de l’armée?

Effectivement il y avait un décret qui interdisait à certains officiers de faire la politique. Mais aujourd’hui c’est tous ceux sont sous les drapeaux qui sont concernés. La constitution va non seulement interdire à l’armée d’exercer ou de se présenter aux postes électifs, mais aussi de mener une activité politique, de tenir une réunion, de prendre des contacts politiques. Donc cette loi organique va aller au-delà de ce qui est affirmé dans la loi de 62 qui, en réalité, n’était pas une loi mais un décret.

Il a été décidé à l’issue du «Dialogue National Inclusif», d’inscrire l’interdiction de la pratique d’esclavage. Ne trouvez-vous pas qu’il est plus judicieux d’insister sur l’application de la loi criminalisant l’esclavage laissée en rade jusque-là?

Interdire la pratique de l’esclavage par la constitution n’est pas du même degré que l’interdire par une loi la criminalisant. La constitution est la loi fondamentale du pays, elle s’impose à tous. Donc l’inscription de l’interdiction de l’esclavage dans la constitution prouve qu’il y a réellement une volonté visant à en finir avec l’asservissement, elle est à saluer et non à minimiser sous prétexte qu’il existe une loi criminalisant. Une circulaire existe depuis 1960 mais l’esclavage a continué à exister. Donc je pense qu’il faut aller plus loin.

Propos recueillis par Samba Camara
Mamoudou Kane


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter
Les + populaires