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10 technologies qui vont marquer 2014


Lu sur le web
Dimanche 23 Mars 2014 - 09:45

Que nous réserve l'année 2014 ? Lors du 44ème Forum de Davos, qui a eu lieu du 22 au 25 janvier, les débats ont, entre autres, tourné autour des nouvelles technologies.


10 technologies qui vont marquer 2014
Le secteur des nouvelles technologies prend de plus en plus d'ampleur. Désormais, elles ne se retrouvent plus seulement dans les produits high-tech, on les retrouve partout et elles s'intéressent à tout. Preuve en est même le Forum économique mondial, du moins son pendant technoscientifique, s'y intéresse. L'an dernier, les membres de ce Forum ont publié une liste de dix technologies qui allaient, selon, émergées en 2013. Ainsi, entre les véhicules "en ligne", la fabrication à distance (notamment par les imprimantes 3D), les matériaux auto-réparant ou encore la quatrième génération de réacteur nucléaire, ils ne se sont guère trompés. Face à cette réussite, ils ont décidé de renouveler l'expérience lors du 44ème Forum économique mondial qui s'est tenu du 22 au 25 janvier à Davos. Voici donc les 10 tendances de technologies qui selon le Conseil de l’Agenda Global du Forum Economique Mondial vont bouleverser le monde en 2014 .

L'électronique sur le corps partout, tout le temps

Des Google Glass aux bracelets Fitbit, la technologie dite "portative" a suscité une grande attention l'an dernier. La plupart des outils déjà existants ont pour objectif d'aider les gens à mieux comprendre leur propre santé et à surveiller leur ligne tout en faisant de l'exercice. Ainsi, grâce à ces technologies, il est désormais possible de contrôler sa fréquence cardiaque, d'étudier son cycle de sommeil, ses besoins en calories etc. Mais désormais la nouvelle génération de ces dispositifs est conçue pour s'adapter à la forme du corps humain et s'utiliser dans un maximum de lieu possible. C'est pourquoi ces dispositifs sont généralement très petits, munis de capteurs et camouflés pour rendre leur utilisation la moins intrusive possible et la plus socialement acceptable. Cela peut être par exemple des écouteurs quasi-invisibles, des capteurs sous les vêtements ou un tatouage temporaire pour surveiller le rythme cardiaque, le poids, le taux de globules dans le sang… Il existe aussi les chaussures haptiques dont les semelles sont munies de capteurs reliés à un GPS et permettant de connaître la position exacte de celui qui les porte.

A l'heure actuelle, ce type de chaussures est surtout utilisé par les aveugles pour leur permettre de mieux se déplacer dans la vie de tous les jours. Mais cette technologie à terme est amener à se développer encore plus. Jérôme Durel, journaliste au Journal du Geek et spécialiste des nouvelles technologies, confirme. Interrogé par Atlantico, il estime que "la tendance de ce que les anglo-saxons appellent les "Wearable Device", c'est à dire l'électronique que l'on porte sur soi, devrait en effet connaître un grand bon en 2014". Pour preuve,"c'est cette année que devraient sortir les Google Glass". Pour autant, Jérôme Durel se montre prudent : "pour "la seconde génération" constituée notamment par ces tatouages capables de mesurer le taux de globules blancs, 2014 semble un peu tôt. Ces dispositifs sont nécessairement plus intrusifs et risquent de devoir être soumis à des autorisations de la part des autorités comme la FDA. Une procédure qui prend beaucoup de temps".

Les nanostructures en carbone composite

Le taux d'émission de carbone des voitures est l'une des préoccupations environnementales les plus importantes de la décennie qui arrive. Et développer de nouvelles manières d'utiliser les transports est une des solutions pour tenter de le réduire. Ainsi, de nouveaux composants, des nanostructures essentiellement, en fibres de carbone sont de plus en plus souvent installées. Car l'utilisation de la fibre de carbone permet d'abaisser de 10% le poids des voitures. Et un véhicule plus léger consomme moins et émet moins de CO2 dans les airs. Mais les nouvelles technologies sont aussi utilisées pour améliorer la sécurité des passagers. Ainsi, pour augmenter la résistance de nouveaux matériaux composites, des nanotubes en carbone par exemple, vont être conçues.

La désalination de l’eau

L'eau est l'une des ressources les plus limitées sur Terre. Dès lors, des procédés sont en train d’être mis au point pour dessaler l’eau de mer en brûlant 50 % moins d’énergie que les méthodes actuelles, et en utilisant des chaleurs assez basses. Problème : le dessalement de l'eau présente quelques inconvénients dont la production de saumure qui, une fois dans l'eau peut avoir un impact sur la vie aquatique. Mais désormais les nouveaux procédés de dessalement se servent de la saumure rejetée. Elle a donc une réelle utilité et n'est plus considérée comme un problème mais comme une ressource permettant de remplacer des métaux précieux tels que le lithium, le magnésium ou encore l'uranium.

Le stockage de l'électricité

A l'inverse du gaz ou du charbon, l'électricité ne peut pas être directement stockée car les gestionnaires de réseau électrique doivent constamment veiller à ce que la demande globale des consommateurs soit satisfaite. Mais les combustibles fossiles sont plus polluants; c'est pourquoi de nombreux pays ont la volonté d'utiliser des nouvelles sources d'énergies telles que l'éolien ou le solaire. Mais toute une gamme de nouvelles technologies se rapprochent de plus en plus de cette possibilité. Parmi elles, on retrouve des piles qui dans l'avenir devraient être en mesure de stocker de l'énergie chimique en grandes quantités. Autres technologies : des batteries, le stockage par énergie cinétique ou par air comprimé ou enfin le stockage magnétique supraconducteur.

Les batteries lithium-ion

Il s'agit d'un accumulateur électrochimique qui utilise le lithium sous une forme ionique. Cette batterie libère de l’électricité par échange réversible des ions lithium entre deux électrodes. Ces caractéristiques font de cette batterie l’une des meilleures solutions actuelles pour alimenter en électricité les appareils nomades (appareil photo, téléphone mobile) ou les véhicules (voiture hybride, voiture électrique). L'affichage par hologramme Déjà fortement présent à Hollywood, ce concept est amené à se démocratiser de plus en plus. En effet, depuis 2013, il est possible de générer des images holographiques en 3D et cela à moindre coût. Autre nouveauté, des images hologrammes peuvent être directement obtenues par le biais d'une lentille. À plus long terme, la technologie devrait permettre de créer des interfaces tactiles permettant d'interagir directement avec les hologrammes.

La compréhension du microbiome humain

Le corps humain peut être décrit comme un écosystème plus que comme un organisme unique : les cellules microbiennes sont plus nombreuses que les cellules humaines. Dès lors, les recherches autour du microbiome humain se sont intensifiées ces dernières années. Un projet daté de 2012 a constaté que plus de 10 000 espèces microbiennes étaient présentes dans l'écosystème humain, comprenant des milliers de milliards de cellules et représentant de 1% à 3 % de la masse du corps. Il est donc de plus en plus convenu que cette pléthore de microbes joue un rôle important dans notre survie. Dès lors un des enjeux d'une meilleure compréhension du fonctionnement des microbiosme est notre santé. A l'heure actuelle, les scientifiques se penchent plus précisément sur le microbiome intestinal afin de connaître son rôle dans les maladies telles que l'obésité, le diabète et les maladies inflammatoires de l'intestin. Les progrès des technologies de microbiome humain représentent clairement un moyen sans précédent de développer de nouveaux traitements pour les maladies graves et à améliorer les résultats des soins de santé.

Les thérapies à base d'acide ribonucléique (ARN)

L'acide ribonucléique (ARN) est une molécule biologique présente dans pratiquement tous les organismes vivants, y compris certains virus. Il s'agit d'une molécule très proche chimiquement de l'ADN et en général synthétisé dans les cellules à partir d'une matrice d'ADN dont il est une copie. Au cours de l'année 2013, il y a eu un regain d'intérêt de la biotechnologie pour cette molécule. Ainsi, deux traitements issus de l'ARN vont être commercialisés en 2014. Mais des médicaments contre des maladies génétiques et/ou infectieuses sont en cours de développement. A ce sujet, Jean-Baptiste Gibier, anatomopathologiste au CHU de Lille,tient à apporter quelques précisions. "Le matériel génétique contenu dans le noyau de toutes les cellules d'un organisme vivant, sous forme d'ADN, est à l'origine des propriétés et des fonctions de cette cellule" affirme-t-il. Et le scientifique de poursuivre : "Les ARN sont de véritables messagers intra-cellulaires , ils transportent les informations aux divers compartiments de la cellule et permettent la synthèse des protéines". Mais il confirme :"récemment, il a été montré que certains ARN avaient également un rôle direct dans la modulation du message génétique. Dans de nombreuses pathologies où l'expression de certains gènes est dérégulée, notamment en oncologie, les ARN sont donc une cible privilégiée de recherche".

Les analyses quantifiées du mouvement

Ce procédé permet d’obtenir des données continues sur nos activités quotidiennes afin de faire de meilleurs choix concernant notre santé et notre comportement. Mais, avec le développement d'Internet et des smartphones, cela permet d'avoir encore plus de renseignements tels que les personnes que vous connaissez ( grâce aux listes de contacts, aux applications de réseaux sociaux), à qui vous parlez (les journaux d'appels, les SMS, les e-mails), où vous allez (GPS , Wi-Fi, système de géolocalisation de photos) et ce que vous faites. Toutes ces données servent aux scientifiques qui mettent en place ensuite des algorithmes sont développés afin de mieux étudier les comportements et aider la planification urbaine, la médecine ou établir un meilleur diagnostic médical. Par exemple, récemment des scientifiques de l'Université Carnegie Mellon ont étudié la façon d'utiliser les données du smartphone afin de prédire l'apparition de la dépression par la modélisation des changements dans les comportements de sommeil et les relations sociales au fil du temps.

Autre exemple, le projet Livehoods : le recueil et l'analyse de grandes quantités de données géolocalisées issues des smartphones (à l'aide d'applications comme Instagram et Foursquare) ont permis aux chercheurs de comprendre les modes de déplacement dans les espaces urbains. Jérôme Durel apporte toutefois une précision : "la première application de ce type de dispositifs est principalement dédiée au "bien être"". " La portée véritablement "médicale" de chose reste soumise à certaines conditions (évoquées plus haut)" nuance-t-il. Mais selon le journaliste "il est en revanche certain que des appareils permettent d'obtenir une quantité de données gigantesques qui peut être interprétée. C'est ce que l'on appelle le "Big Data", l'exemple de Foursquare est bien trouvé, les donnée sont déjà étudiée, et cela continuera". Puis de poursuivre : " dans le cas présent elle permettrait de bâtir les fondation de la ville de demain, une ville adaptée aux habitudes des hommes et non l'inverse, avec tous les avantages que cela implique : optimisation des réseaux de transport en commun, du réseau routier etc..."

Les interfaces cerveau-ordinateur

Arriver à contrôler un ordinateur avec la seule force de l'esprit est quelque chose que l'homme va bientôt être capable de faire. Les interfaces cerveau - ordinateur, où les machines peuvent lire et interpréter les signaux provenant du cerveau ont déjà obtenu un succès clinique pour les tétraplégiques ou les personnes qui ont subi un AVC. De plus, des implants cérébraux ont permis de redonner une vision partielle à des personnes ayant perdu la vue. Les récentes recherches portent sur la possibilité d'utiliser des interfaces cerveau-ordinateur pour connecter directement plusieurs cerveaux ensemble. Ainsi, des chercheurs ont affirmé l'an dernier avoir connecté le cerveau de deux souris. Concrètement des rats reliés par une machine connectée à leurs cerveaux ont pu communiquer et collaborer à 6 500 kilomètres de distance. D'autres projets de recherche ont porté sur la manipulation ou l'implantation de souvenirs dans le cerveau. "Les interfaces cerveau-ordinateur existent déjà, c'est encore embryonnaire, mais cela existe, et cela fonctionne" assure Jérôme Durel. "Les applications sont aujourd'hui ludiques et servent plus de preuve de faisabilité qu'autre chose. Elle se développeront certainement en ce sens dans le courant de l'année" ajoute-t-il. Et de prédire : "pour la médecine, il faudra attendre pour que les expériences deviennent une pratique courante, quant à la connexion de cerveaux humains entre-eux, cela tient à mon sens de la science-fiction".

Source:Atlantico
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